
Diplômé en philosophie et littérature puis en écopoétique, Raphaël Gandolfo déploie une démarche croisant esthétique écologique du paysage et humanités environnementales pour enrichir la compréhension du territoire jurassien, auquel il se sent profondément lié pour y avoir grandi. Son approche s'ancre autant dans l'épreuve corporelle du terrain que dans les archives textuelles relatives aux zones humides : l'expérience physique et la matérialité sensorielle des tourbières y sont mobilisées comme des leviers concrets pour en révéler la mémoire socio-écologique. Au sein de la Maison de la Tourbière, sa mission de chargé de médiation culturelle et scientifique, menée en étroite collaboration avec les acteur·ice·s du CI et du CCM, offre une interface active entre sciences naturelles et humaines. Son apport se concrétise par la conception d'expositions ou de textes où l'esthétique, la rigueur scientifique et les approches participatives dialoguent. En articulant les données de terrain aux outils des sciences naturelles et des sciences de la culture — enquête narrative, cartographie sensible, questionnaire photographique —, il traduit l'expérience concrète du milieu en dispositifs de médiation. Cette dynamique contribue à rendre le paysage complexe de la vallée des Ponts non seulement intelligible, mais aussi sensible pour les publics.
