Maison de la Tourbière

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Un écrin pour un trésor de la biodiversité Suisse

2023
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Protéger les hauts-marais Suisses.

Un projet d'écotourisme d'envergure nationale

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Une quarantaine de bénévoles de la Fondation du Musée de la tourbière œuvrent au développement du projet de la Maison de la Tourbière dans le village des Ponts-de-Martel (NE). Ce site proposera au grand public un complexe exceptionnel d’écotourisme invitant les visiteurs à vivre une aventure surprenante dans la plus grande tourbière d’un seul tenant de Suisse.

Dans l’actuel Hôtel du Cerf le projet dotera le village d’un centre d’interprétation, véritable fenêtre ouverte sur la nature permettant de découvrir les richesses de ces milieux naturels et de mesurer les enjeux de la protection des tourbières. Au même étage, un centre de compétences d’envergure nationale assurera la formation de spécialistes. Enfin, un restaurant ravira les papilles des visiteurs et un accueil hôtelier les logera confortablement pour des petits et longs séjours.

Le parcours du sentier du Marais Rouge sera rénové et adapté aux personnes à mobilité réduite afin d'offrir à chacun une expérience unique de la faune et la flore si particulières de ce milieu.

Sentier des tourbières aux Ponts-de-Martel

Crédit photo : Cyrill Burri

 

Les hauts-marais : des milieux naturels sous pression

"Entre 1900 et 2010, la surface des marais suisses a diminué de 82% et environ 90% des hauts-marais ont été détruits."

Aujourd'hui, la question environnementale est sur toutes les lèvres. Les discussions portent beaucoup sur le changement climatique et sur la biodiversité des espèces dans une moindre mesure. Elles ignorent en revanche souvent les habitats et les milieux naturels.

Ce sujet mérite pourtant toute notre attention, car la Suisse figure parmi les plus mauvais élèves en la matière à l’échelle européenne. Dans notre pays, les activités humaines, la démographie et l’expansion des surfaces bâties ont augmenté la capacité de destruction des habitats et de la biodiversité. Selon l’Office fédéral de l’environnement, la moitié des milieux naturels présents en Suisse et un tiers des espèces animales et végétales sont menacés.

​La Suisse compte 235 types de milieux naturels différents. Certains d’entre eux, comme les hauts-marais, abritent de nombreuses espèces qui ne vivent et ne se développent que dans les conditions spécifiques de ces écosystèmes.

Avant leur mise sous protection en 1987, les tourbières ont été passablement exploitées, car la tourbe était utilisée pour le chauffage et l’horticulture. Les parcelles exploitées ont très régulièrement été convertis en terres agricoles. Les tourbières qui restent sont drainées et asséchées. Dès lors, les dernières tourbières suisses sont devenues rares et fragiles. Très peu d’entre elles sont intactes.

Marais inondé

Crédit photo : Sébastien Tschanz

La tourbière des Ponts-de-Martel, un écosystème rare et précieux

"L’entretien, la régénération et la revitalisation sont essentiels à la sauvegarde de ces précieux écosystèmes."

Les hauts-marais, aussi appelés tourbières bombées, ne couvrent plus que 1’524 hectares du territoire national : il s’agit de l’écosystème le plus rare de Suisse. Avec environ 230 hectares, les tourbières de la Vallée des Ponts-de-Martel dans le canton de Neuchâtel sont l'une des plus grandes tourbières de notre pays.

Son sol est constitué uniquement de matière organique formée par des sphaignes, mousses qui ont la particularité de se développer dans des environnements pauvres en nutriments et dont l’accumulation forme la tourbe. Les sphaignes se gorgent d’eau de pluie et sécrètent des acides qui rendent le milieu hostile pour certaines espèces végétales. Dans ces conditions acides et pauvres en oxygène, les sphaignes ne se décomposent presque pas ; elles s’accumulent, épaississant progressivement le sol tourbeux d’un millimètre par an.

La régénération des hauts-marais est fondamentale pour préserver la faune et la flore si spécifiques de ce milieu, mais aussi pour affronter les défis climatiques avenirs. Les tourbières peuvent capturer une grande quantité de CO2 : elles couvrent seulement 3% des terres émergées à l’échelle mondiale, mais retiennent près de la moitié du CO2 atmosphérique. Leur drainage systématique a provoqué une baisse de la qualité écologique des sols et un assèchement des marais, qui les empêchent, aujourd'hui encore, d'accomplir leur fonction d'absorption du CO2.

La régénération consiste, partout où cela est possible à conserver un maximum d’eau de pluie dans le sol tourbeux afin de favoriser la vie des sphaignes. Celles-ci, ainsi que le sol gorgé d’eau et privé d’oxygène, permettront de capturer plus de CO2 qu’elles n’en rejettent en offrant des habitats fonctionnels aux espèces caractéristiques et rares.

Flore des Ponts-de-Martel

Crédit photo : Sébastien Tschanz

 

La Maison de la Tourbière : un écrin pour valoriser cet écosystème d'intérêt national

"Convertir une activité industrielle dommageable pour l'environnement en une activité de tourisme culturel viable."

Protégées depuis près de trente ans par la Constitution fédérale, les tourbières restent largement méconnues des Suissesses et des Suisses et continuent de se dégrader sous leurs yeux. Le projet de Maison de la Tourbière des Ponts-de-Martel offre un écrin à cet écosystème d’intérêt national. Il promet de donner enfin une visibilité à la problématique de la disparition des milieux naturels en Suisse, au travers de l’exemple emblématique des hauts-marais. La Maison de la Tourbière verra le jour dans le bâtiment de l’Hôtel du Cerf, au centre du village des Ponts-de-Martel.

 

Le projet se décline en quatre axes.

Une offre touristique complète

Un centre d'interprétation pour le grand public

L’expérience accumulée depuis 1998 dans le cadre du sentier didactique le montre : pour sensibiliser le grand public à la disparition des milieux naturels, il faut plus qu’un itinéraire pédestre dans le haut-marais. Il faut lui offrir une destination d’éco-tourisme, proposant une immersion complète dans le milieu naturel et la possibilité de prendre la mesure de la nécessité de le protéger et de le régénérer. Le développement d’une capacité d’accueil au niveau des nuitées et de la restauration permet donc à la fois de susciter l’intérêt du grand public pour une excursion d’une ou deux journées et de répondre aux besoins des spécialistes, susceptibles de séjourner plus longuement aux Ponts-de-Martel ou d’y organiser des événements spécifiques.

La valeur et les spécificités des tourbières et des zones humides, ainsi que les liens historiques noués entre les habitant-e-s des Ponts-de-Martel et leurs marais seront présentés dans un espace grand public. Ce centre d’interprétation offrira un regard plus large sur la biodiversité et les milieux humides dans le monde. Il expliquera aussi les enjeux de l’exploitation et de la mise sous protection des tourbières. Le centre d’interprétation sera complémentaire au sentier didactique extérieur. Afin que les visites soient riches et interactives, les diverses thématiques seront abordées à l’aide d’équipements modernes et de sorties guidées proposées par des personnes connaissant bien le monde des tourbières.

Un centre de compétences pour les spécialistes

Un sentier didactique enrichi

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Également basé dans la Maison de la Tourbière, le centre de compétences permettra aux spécialistes d’étudier le fonctionnement et la biodiversité des tourbières, leurs impacts, ainsi que les techniques pour assurer leur restauration et leur valorisation. A l’heure actuelle, une quinzaine de personnes disposent des connaissances requises en la matière : le centre de compétences offrira un programme de formation continue pour des professionnel-le-s et des étudiant-e-s concerné-e-s par la vie des tourbières et la revitalisation de ces milieux naturels. Ce centre de compétences doit devenir le pivot national en matière de conservation et de régénération des tourbières et des marais.

L’actuel sentier didactique traversant la tourbière du Marais Rouge va faire peau neuve. Il emmènera les visiteurs au cœur de la tourbière, à la découverte de l’histoire, des sols et des espèces propres à cet écosystème rare. Le sentier sera réaménagé afin d’offrir au grand public et aux écoles des balades à la fois didactiques et ludiques. Grâce à des sets de cartes, les visiteurs pourront suivre, selon leurs intérêts et leur niveau de connaissance, des parcours sur des thèmes liés à la faune et à la flore des marais des Ponts-de-Martel, à l’histoire industrielle de l’exploitation des tourbières et aux relations entre les hommes et cet écosystème. La Maison de la Tourbière sera le lieu de départ et d’information pour le sentier.

Hôtel du Cerf des Ponts-de-Martel

Crédit photo : Cyrill Burri

 

Nos financements

Nous souhaitons faire preuve du maximum de transparence avec la population suisse par rapport aux financements de ce projet. Aujourd'hui, nous avons 7 sources distinctes, constituées par la Commune des Ponts-de-Martel, le Canton de Neuchâtel, la Confédération suisse, Pro Natura, la Loterie Romande, ASM-Berghilfe, des fondations et des privés.

Mis à jour le 07.07.2021

Le projet étant constitué d'une multitude d'aspects, tels que la restauration, l'hôtellerie, l'éducation, la culture ou encore l'écologie, chacun des acteurs contribue au financement du domaine qu'il souhaite valoriser, ce qui explique l'hétérogénéité des sources de financement.

Nous avons déjà récolté plus de 6,3 millions de francs pour ce projet sur un total de 7,3 millions nécessaires.

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87% obtenus

13%

restant

 

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